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Charlie and me

Le 29 avril 2015, 22:29 dans Humeurs 0

Bonjour à tous.

Parler chiffons ces derniers jours ne me disait pas grand chose, suite aux tristes événements qui nous ont tous touchés, de quelque manière que ce soit.

Après avoir fait une bonne indigestion de discussions "après Charlie", j'ai longtemps hésité à poster ce billet. De peur d'en agacer certains, d'en ennuyer d'autres, et puis finalement je me suis dit, à quoi tout ça aura servi si je n'ose pas m'exprimer librement, et surtout en toute franchise?

Je précise que je ne parle au nom de personne d'autre que moi-même, et comme je l'avais écrit dans un post précédent, si vous n'êtes pas en accord avec ce que je dis/suis, libre à vous de me lancer des tomates, ça ne me tuera pas.

Avertissement: je vais utiliser les mots 'juif', 'arabe' et 'musulman' dans cet article.

Quand on m'a annoncé sur mon lieu de travail que les locaux de Charlie Hebdo avaient été attaqués et qu'il y avait des morts, je n'ai pas compris tout de suite. Le nom de Charlie Hebdo ne n'était pas familier. Je savais vaguement que c'était un journal assez marginal dans son traitement de l'info.

Je ne lis pas la presse. A la rigueur  un 20 minutes échoué sur un strapontin de métro, en diagonale. Je ne regarde pas les infos, je n'écoute pas la radio. Je prends la température du monde sur Facebook et sur les blogs de mode. Bref, vous l'aurez compris, je vis dans un monde de bisounours, un monde dans lequel seul mon indice de satisfaction a de l'importance, parce que je suis une personne égoïste.

Et puis des noms ont fusé. Cabu, Charb, Wolinski... Bien sûr je ne connaissais que Cabu (merci RécréA2), mais j'ai rapidement comblé mes lacunes grâce à l'inépuisable internet. Le puzzle s'est mis en place dans ma tête, et j'ai ressenti un énorme vide, une profonde tristesse et une colère indicible.

Mais le sentiment qui a pris le dessus a été le sentiment de honte.  Jusqu'à aujourd'hui, ce sentiment persiste. Honte de mon désintérêt pour mes contemporains, honte de mon ignorance, honte de mon manque d'engagement, de mon non agissement et honte de cette façon que j'ai de fermer les yeux. Alors quand je suis partie à la marche républicaine le 11 janvier, c'était ma façon à moi de demander pardon.

Puis, une fièvre s'est emparé du net et des réseaux sociaux. Une fièvre de solidarité, d'abord. Tous unis dans l'horreur. Puis autre chose a pris place. Quelque chose de mesquin et de nauséabond a infiltré nos cerveaux et gangrené nos claviers. Un petit jeu malsain a commencé, à savoir qui avait vraiment le droit de se revendiquer "Charlie ". Non mais pour qui se prend-on, je vous le demande, pour qui se prend-on, nous, non-lecteurs de Charlie Hebdo, pour avoir le droit de verser des larmes de tristesse et de colère? Gerbant. Non, je ne lis pas Charlie Hebdo, et oui j'ai pleuré nos morts. Je n'ai pas besoin de lire un journal pour me sentir concernée par la mort de tous ceux qui y ont laissé leur peau. 

Ensuite certains ont commencé à prendre en grippe les gens qui ne voulaient pas être Charlie, sans même essayer de les comprendre.  Bientôt on allait ficher tous les gens qui n'étaient pas Charlie. Merci Nathalie saint Cricq de ta bienveillance et de ton discernement. J'ai vu hier Jamel Debbouze s'exprimer avec sagesse sur les événements récents, et expliquer  qu'en tant que Musulman, 'il n'avait pas grandi avec la culture du blasphème, et que les caricatures du Prophète lui faisait de la peine.

Et puis un petit malin a jugé bon de prendre un supermarché casher pour un stand de tir à balles réelles. Des morts, c'est une chose. Des morts juifs, c'est autre chose. Pourtant, un mort est un mort, mais la société en a décidé autrement. Alors je ne vous ai pas précisé, je suis juive, non pratiquante, et mes croyances se limitent aux fantômes et au tarot divinatoire. Petite, ma mère m'a appris à cacher ma religion à l'école, de peur que...que quoi, je ne saurai jamais. Plus tard elle me conseillait de ranger mon étoile de David quand je devais me rendre à un entretien. C'est donc dans cette atmosphère propice à l'épanouissement que j'ai grandi, ne sachant pas vraiment ce qui me définissait, à part que j'avais une maladie appelée judaïsme, et que je devais me débrouiller avec. Ah oui, et j'ai aussi appris que les Arabes, c'est le mal (surtout quand on est juif). Mais j'y reviendrai plus tard. 

Si vous êtes juif, vous devez savoir qu'il est important de ne pas oublier la Shoah. Ne pas oublier sous-entend en parler. En parler beaucoup. Énormément. Jusqu'à écœurement. Il y un jeu super drôle, quand vous êtes dans une famille juive, qui consiste à faire remarquer à votre auditoire qu'untel est juif, surtout quand il a des qualités. Combien de fois j'ai entendu pendant qu'on regardait la télé "bien entendu, il est juif", ou "ah, bah voilà tout s'explique, il est juif". Cette manie de se mettre toujours en avant, toujours au-dessus des autres, et donc de côté finalement, m'a toujours fascinée. D'ailleurs, même sur un sujet aussi grave que le racisme, il fallait quand même qu'on se distingue, qu'on ait un mot rien que pour nous, l'antisémitisme. Nom d'un petit bonhomme, je vais me faire traiter d'antisémite si je continue!

Bref, tout ça pour en arriver au fait que je suis fatiguée de cette distinction. Fatiguée de ce comptage de points morbide à propos de l'échelle de la souffrance. Fatiguée de cette éducation qui vous apprend la haine de l'Autre. Éducation qui a fini, malheureusement, par faire son chemin dans ma petite tête. Parce que j'ai envie de hurler, par exemple, que je voudrais qu'on foute la paix aux Palestiniens, mais il y a cette petite voix dans ma tête qui m'empêche de le dire, ou du moins qui me fait croire que c'est une pensée impure. 

Toute ma vie, je me suis sentie honteuse d'être juive parce que, entre autre, je l'assimilais à la haine des Arabes et des Musulmans, alors que finalement, je n'ai jamais ressenti aucune haine, sinon contre les conventions qui choisissaient mes ennemis à ma place.

Oui, voilà tout ce que Charlie a réveillé en moi.  Voilà pourquoi je suis partie marcher ce dimanche 11 janvier. Pour demander pardon au monde de n'avoir pas pris de nouvelles de lui, et pour demander pardon aux Musulmans, qui n'ont pas fini de subir la haine de gens ignorants et dangereux.

Et comme un petit journal pas trop connu l'a dit, la semaine dernière, j'espère vraiment que "tout est pardonné".

Merci Charlie <3

 

 

La rentrée au placard

Le 29 avril 2015, 22:27 dans Humeurs 0

Hello tout le monde!

Pour mon nouvel article, je vous ai concocté un sujet qui dégouline de bon sentiments. Que voulez-vous, mon côté naïf me colle à la peau comme un jean skinny. Et ça tombe bien puisque l'on va parler de vêtements.
Oui encore.

L'idée m'est venue à la suite du visionnage de deux documentaires. Le premier s'intitule Le monde selon H&M et nous montre un peu l'envers du décors même si, je vous l'accorde, ce n'est pas un scoop. Le deuxième, Made in France, est une idée de Benjamin Carle, un journaliste de Canal+, qui a tenté de vivre pendant neuf mois une expérience 100% française.

Autrefois, les vêtements avaient pour vocation première de nous protéger des agressions extérieures, et de ce fait étaient avant tout solides et pratiques. Puis, la Mode fit son chemin au travers des siècles, jouant avec les codes sociaux, brouillant parfois les pistes, pour finalement transformer le vêtement en un fabuleux moyen d'expression. L'industrialisation et la production de masse aidant, les chaînes de magasins de vêtements se sont imposées largement comme modèle sur le marché, avec comme concept commercial, des collections s'inspirant des podiums sans cesse renouvelées, à des prix très accessibles. La fast fashion est née.

Étant une consommatrice assidue de cette fast fashion, le documentaire le monde selon H&M a fortement aiguisé ma curiosité. Ce que j'ai vu, je pense qu'on le sait tous plus ou moins, néanmoins il est toujours bon de le rappeler car si nous sommes tous familiers de la petite étiquette 'made in', l'histoire qu'elle raconte donne parfois le vertige (voire la nausée), et provoque dans certains cas -le mien- quelque chose que nous n'aimons pas spécialement ressentir: la culpabilité.

On apprendra donc, entre autre, que pour que l'on puisse porter ce petit haut mignon tout plein à 9,99 euros -qui finira deux mois plus tard en haut de pyjama parce qu'il a perdu ses formes/couleurs voire une taille alors qu'on l'a lavé à froid- un ouvrier à 8000 km de là devra travailler entre 70 et 80 heures par semaine, souvent sous la contrainte -ou les coups pour certains- et pour un salaire frôlant l’indécence (le salaire moyen mensuel au Bangladesh pour un ouvrier textile est de 70 dollars). 

Et comme si ce n'était pas suffisant, les normes de sécurité ne sont pas toujours respectées. Le 24 avril 2013, le tristement célèbre Rana Plaza s'effondre, emportant avec lui 1127 morts.  Est-ce que les géants de l'industrie textile en ont tiré des leçons? A en croire ce reportage pas vraiment puisque la journaliste découvre qu'un immeuble abritant des ateliers de confections pour H&M a été construit sur un étang. Et tout le monde sait qu'un étang constitue un terrain idéal pour construire un immeuble...On apprendra un peu plus loin dans le reportage que les étages de cet immeuble ont été surélevés. Bref, on nage en pleine absurdie. 

Cerise sur le gâteau, H&M ne paie pas d'impôt dans les pays où sont confectionnés les vêtements car ils ne font pas de bénéfices sur place. Tout simplement ahurissant. 


Alors que fait-on de ces informations? On s'indigne, bien sûr, puisque l'indignation est de bon goût ces derniers temps. Puis l'indignation laisse place à la réflexion. 

Dans mon cas, ma garde-robe est constituée aux 3/4 de vêtements H&M. C'est dire si la culpabilité a fait son chemin. Maintenant que "je sais", il va falloir que je change mon comportement de consommatrice. Hypocrisie me direz-vous? Peut-être un peu. Mais si j'ai décidé de regarder ce reportage, c'est  pour m'ouvrir les yeux, et il faut bien commencer à se responsabiliser un jour! 

Pour moi ça commence maintenant, à la rentrée, une période propice au renouveau. Comment vous dire qu'il est très compliqué , voire impossible pour les plus faibles -moi- de résister à l'appel de la nouvelle collection. Pourtant la rentrée sera différente pour moi cette fois. Peut-être sera-t-elle française?

Car après avoir regardé Made in France , j'ai moi aussi mené ma petite enquête. Oh, pas très loin, je suis simplement allée fureter dans les allées du BHV. Je me suis amusée à regarder la mention made in sur les étiquette des vêtements dans pratiquement tous les stands. J'ai commencé par Petit Bateau. Figurez-vous que j'ai retourné les étiquettes dans tous les sens, je n'ai jamais trouvé la fameuse mention, mais un simple numéro de service consommateur. Une pratique pour des moins étranges pour une marque qui revendique son appartenance à l'hexagone. L'espagnol Desigual lui, fabrique en Inde. Pour Ted Baker 'de Londres', ça se passe en Chine. Pour Free Lance, on se contentera d'un made in UE. Beaucoup de chaussures proviennent d'Italie ou du Portugal. J'y ai presque cru en lisant 'création nantaise' sur la semelle de superbes derbies Ippon Vintage. Et oui, création ne veut pas dire fabrication. Portugal également pour Ippon Vintage, donc. Dommage!

En revanche, la célèbre ballerine Repetto est 100% française mesdames, et pour le prix d'une vingtaine de ballerines H&m, vous pourrez exhiber fièrement vos petits petons en Zizi ou en Cendrillon.

Les bottes fourrées australienne UGG sont fabriquées en Chine! 

Urban Outfitters confectionne beaucoup de pièces au Royaume-Unis, tout le reste un peu partout:Chine, Inde, etc..

La palme d'or revient tout de même à Topshop qui, je crois, fabrique dans le monde entier: Roumanie, Turquie, Chine, Inde, USA, Royaume-Uni, Ile Maurice, Bangladesh...etc. De quoi donner le tournis!

American Apparel eux, font dans la fabrication locale, puisque leurs ateliers sont situés à Los Angeles, et ils ne se sont pas privés pour créer la polémique avec une campagne de pub choc dénonçant les affreuses conditions de travail au Bangladesh. Petit clin d’œil à H&M?

J'ai ensuite relevé des mentions assez étonnantes: Gérard Darel, 'imported in France by/to Gerard Darel', Ralph Lauren 'made for you...in Vietnam', Ekyog 'crée en France et fabriqué en Inde dans le respect de l'homme et de l'environnement '(oui oui, tout ça sur une étiquette).

En continuant mes recherches, j'ai relevé quelques marques indiquées comme 100% françaises, et je suis allée du côté de la rue Saint Honoré, chez Cotélac. Les coupes et les tissus sont superbes, les prix un peu élevés mais pas excessifs. Assez contente de ma trouvaille, je vais discuter avec la vendeuse et lui demande si tous les produits sont bien fabriqués en France, ce à quoi elle me répond avec un geste vague des bras : 'oui, dans le bassin méditerranéen, quoi.' 

Ça sera finalement au détour de la rue Saint-Merri, dans la très jolie boutique Oxyde que j'ai obtenu une réponse assez honnête à la question est-il possible de s'habiller 100% made in France. En voyant un petit drapeau français cousu sur certaines étiquettes, j'ai engagé la conversation avec la vendeuse, qui m'a expliqué que certain produits étaient encore fabriqué en France quand le savoir-faire n'était pas un frein. Une confection trop compliquée comme la maille, par exemple, se fera en Chine.

Alors est-ce que s'habiller 100% français est un geste responsable? Dans la mesure où cela permet à des entreprises de rester en France -et de ce fait préserver des emplois- oui. Mais pour ma part -et ça n'engage que moi- je trouve ça dommage de se replier sur soi, et surtout, le travail à l'étranger n'est pas synonyme de travail mal fait, bien au contraire. Les plus beaux jeans sont fabriqués au Japon, souvent sur de très anciens métiers à tisser.

Autre argument de taille, s'habiller français n'est pas accessible à toutes les bourses, cela revient très cher. 26 euros la culotte, ça fait cher la semaine tout de même!

Est-ce qu'il faut boycotter les grandes chaînes comme H&M alors? 

En fait, avec un peu de recul, je m'aperçois que cela ne sert à rien de tomber dans les extrêmes. Tout n'est pas tout blanc ou tout noir. Clairement, on ne peut pas reprocher à une entreprise de vouloir augmenter ses bénéfices. Et combien de clientes accepteraient d'acheter leurs vêtements beaucoup plus cher que d'habitude pour que les ouvriers bangladais soient mieux rémunérés?

La responsabilisation se fait à un autre niveau, et elle passe par l'information. Comme je l'ai dit en début d'article, ce qu'on apprend dans ce documentaire, on le sait déjà plus ou moins. Mais avoir des informations concrètes, des chiffres, des images m'a permis de poser un autre regard sur ce type de magasin, et sur mon comportement. Avant de rentrer machinalement dans un magasin, je me demande d'abord si j'ai réellement besoin d'un énième pantalon ou d'une paire de chaussures, si je ne peux pas composer avec ma garde-robe actuelle. 

Tout va trop vite, les modes passent plus vite que les saisons. Des fois j'ai même l'impression qu'un article perd son attrait aussitôt acheté. 

Tout le monde a sa part de responsabilité, on ne peut pas sans cesse se dédouaner en rejetant la faute sur les entreprises, les médias, les magazines, etc...Il y a vraiment des alternatives. Les friperies en sont un exemple parfait. Donner une seconde vie à un vêtement sans se ruiner. Les vide-dressing fleurissent sur le net et sont parfois organisés dans des cafés. Sur Vinted, on peut vendre, acheter mais également échanger des vêtements et des accessoires. 

La meilleure solution reste encore de stopper ces achats effrénés, -qui ne trouvent leur sens que dans le seul acte d'achat de toute façon- de bien réfléchir avant d'acheter un vêtement -qu'on chouchoutera pour qu'il dure longtemps et parce que quelqu'un a donné de sa personne pour que ce vêtement existe- et d'apprendre à se contenter de ce qu'on a dans son placard - qui est de toute façon plein à craquer. 

Je terminerai en disant que je ne suis détentrice d'aucune vérité, que je ne suis pas une donneuse de leçon, mais que j'avais juste envie de partager une expérience qui m'a réellement touchée -et changée.

Bien à vous.

xxx

 

Paranoïak Jean

Le 29 avril 2015, 22:14 dans Humeurs 0

Bonjour à toutes et à tous!

Vous savez déjà que :

  1. Je ne suis pas spécialement fan de mes formes.
  2. Mes séances de psychanalyse se passent chez Other StoriesUrban Outfitters ou chez Zara

Ce qui m'amène tout naturellement à mon nouvel article, qui est un peu l'histoire de ma vie.

Comme la nature est plutôt généreuse, je grossis un peu plus chaque année. On ne sait jamais, si une invasion de zombies survenait, ceux qui auront fait des réserves (les ours, les hamsters et moi) auront plus de chance de survivre que les autres.

 

 

Parmi les nombreux désagréments dus à cette inexorable prise de poids, il y a le syndrome de la garde-robe. 

Je m'explique. Vous avez acheté un jean boyfriend l'année dernière que vous adorez porter bas sur les hanches avec un top léger et une petite paire de derbies, et vous l'avez soigneusement rangé dans votre penderie en attendant que les températures grimpent à nouveau. Quelques mois plus tard, on dirait bien que c'est l'été (ou quelque chose qui y ressemble), vous retombez dessus avec un plaisir non feint et vous l'enfilez.
Laissez-moi vous dire que ce qu'il se passe dans ma tête à ce moment relève du domaine de la censure. Par quelle opération du Saint Esprit un jean que je portais un an plus tôt est-il passé de boyfriend à skinny? 

Devant l'atroce vérité, plusieurs choix s'offrent à moi:

  • Dédramatiser et me dire qu'il y a plus important dans la vie.
  • Me mettre au sport de toute urgence (voir article sur la piscine).
  • Me préparer pour une virée shopping (visiblement une suite à mon article detox financière est en route).

Le drame étant un peu comme une seconde peau chez moi, la première option n'est tout simplement pas envisageable. Le sport quant à lui est de toute évidence une bonne idée, mais n'étant qu'une solution à long terme, il me reste donc l'option shopping qui elle, va répondre à l'urgence de la situation!
Me voilà donc partie avec pour mission, trouver Le jean qui va combler toutes mes attentes. J'oublie les enseignes comme Bershka, Stradivarius et Pull and Bear (et beaucoup d'autres) qui ont manifestement décidé qu'un 40 correspondait tout bonnement à un XL.
Premier réflexe de survie : H&M. Je prends quelques jeans skinny et directions le sauna les cabines d'essayage. Je passe donc le Skinny low waist en 28, enfin je passe les mollets et j'arrive péniblement au dessus du genou en tirant sur le jean comme une possédée.
Je passe directement au 31. Les cuisses passent...de justesse. Mais ça passe. Je peux même fermer TOUS les boutons. Mais alors là quelque chose m’échappe. Un low waist ça veut bien dire taille basse? Alors pourquoi diable m'arrive-t-il au nombril? Je ne me démonte pas pour autant, et j'enfile le superlowwaistsuperskinny (toujours en 31). Cuisses : ça rentre. Boutons : fermés. Taille : basse. Problème : Trop large à la taille, et je ne porte pas de ceintures, ça fait des plis et je n'aime pas le contact de la boucle en métal. On passe au 30. Ah non. Mes cuisses ont dit non. Peut-être qu'il faut juste que je change de marque?

Me revoilà partie pour mon marathon jeans, cette fois chez Zara. Même constat. Je commence à désespérer un peu. Mais juste un peu.
Je me dirige chez Gap avec la ferme intention de repartir avec un jean, quitte à changer de coupe. Cette fois-ci je suis accompagnée d'une vendeuse qui me propose tout un tas de coupes, skinny, slim, straight, bootcut, boyfit...Je sors de la cabine à chaque fois, et toujours le même constat (cette fois en présence d'un témoin!) : soit c'est trop serré aux cuisses, soit c'est parfait mais c'est trop large à la taille (même avec une ceinture, il y a toujours ce surplus de tissus autour du ventre). 

Et tout d'un coup elle me regarde , perplexe, son visage s'éclaire et elle m'annonce sur un ton sans appel : " Vous avez les cuisses trop grosses par rapport à votre taille, vous ne pouvez rien faire, c'est votre morphologie." J'ai d'abord pensé à insulter la demoiselle. Puis je me suis dit que cela ne servait à rien, que j'avais déjà dépensé beaucoup d’énergie. Je suis partie en la remerciant, avec quand même l'envie de brûler tous les jeans qui se trouvaient sur mon chemin, et je me suis posée pour réfléchir un peu. 

Peut-être qu'il fallait que je laisse tomber? Peut-être que les coupes d'aujourd'hui ne correspondaient vraiment pas à ma morphologie? Et si, à travers des choix de plus en plus restreints, on tentait de nous imposer une morphologie? La mode et les tendances évoluent bien sûr, ce qui n'est pas répréhensible en soit. Mais n'est-ce pas à la mode de s'adapter à nous, plutôt que le contraire? Allez,  sortez une copie double, vous avez deux heures!

Blague à part, j'ai finalement décidé de dédramatiser -ce n'est quand même pas un jean qui va me dicter sa loi- et j'ai jeté mon dévolu sur un joli pantalon chino qui ne me colle pas aux cuisses et que je laisse tomber sur mes hanches. 

Si vous avez envie de partager votre expérience, de me donner votre avis ou de me lancer une tomate, ne vous faites pas prier.

Bien à vous. 

xxx

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